Le racisme envers les Africains en Russie.

Par Maniraguena Valens, Organisation humanitaire "Icumbi"

Tounkara Aliou, Oragnisation Sociale " Union Africaine"

La Russie comme tous les pays de l’ex-URSS n’a pas une histoire de peuplement noir. A part Hannibal Abraham, arriere grand pere d’Alexandre Pushkin, qui est venu en Russie vendu et fut offert comme cadeau a Pierre le Grand, les noirs ont commence a peupler la Russie avec la fin de la deuxieme guerre mondiale. Pendant la lutte des independances, l’URSS a offert beaucoup de bourses d’etudes aux africains dans le cadre de cooperation culturelle et de la solidarite avec les peuples opprimes. C’etait une facon de lutter contre l’imperialisme. Generalement, apres formation, les africains retournaient dans leur pays d’origine. La chute du communisme s’est accompagnee d’une recrudescence des manifestations du nationalisme, d’extremisme. Des mouvements nationalistes et extremistes se sont organises presque partout. Ils agissent generalement contre les non russes, les etrangers. Parallelement les africains ont changes leurs motifs d’existence en russie. Ils ne sont plus necessairement des etudiants, qui apres leurs etudes vont retourner sans problemes dans leurs pays d’origine, mais beaucoup creent des familles et decident de s’installer en Russie. D’autres sont des refugies qui ont quitte leurs pays d’origines en quete d’asile politique. Enfin il y a les hommes d’affaires, des medecins, des ingenieurs et autres qui exercent differentes professions. Tous ces differents africains se heurtent quotidiennement aux problemes dus aux mouvements extremistes tel les skinheads et autres. A Moscou, a St. Petersburg et dans presque toutes les autres villes de la Russie, les noirs sont regulierement victimes des violences de la part des groupes cites. Lorsque ces visctimes s’addressent a la police pour faire valoir leurs droits, souvent les assayant ne sont pas retrouves et les plaintes restent sans suite, ou, lorsque la police fait preuve de bonne volonte, les actions des extremistes sont qualifies comme actes de vagabondage ou de petit banditisme { actions de petits houligans}. Le fait que les autorites administratives nient en principe l’existence du racisme ne facilite pas la situation. Par contre, souvent eux meme prennent souvent des decisions qui sont malheureusement discriminatoire envers les africains. Ainsi, par exemple, dans le cadre de se conformer aux exigences de la loi sur l’enregistrement des etrangers, les foyers mixtes se voient souvent condamnes a la separation pour le fait que le conjoint est sujet d’expatriation. Ceci c’est dans le cas des mariages officielement enregistres et ou meme il y a des enfants mineurs qui ont besoin de l’attention des parents. Le probleme se rencontre souvent chez les refugies et les etrangers qui veulents creer des familles. Ces derniers se voient souvent refuses l’autorisation de creer des familles. Par ailleurs, les africains se heurtent aux stereotypes ancres dans la societe russe en generale. Dans l’humour, dans la presse les termes "Negre", "Singe", "Vendeur de drogue ou de stupefiant", "Delinquant en general", "Porteur de SIDA", etc…sont utilises pour qualifie l’africain. Dans cette situation, les organisations des africains oeuvrant en Russie en accord avec le autres ONG russes et interationales menent des actions visant a changer cette situation. C’est dans ce cadre qu’a St. Petersburg, l’organisation humanitaire Icumbi (cree en 1996) et l’organisation sociale "Union Africaine"(cree en 1999) sont en train de realise des programmes d’integration des africains dans la societe russe. Ces programmes sont axes principalement sur la formation de l’esprit de tolerence, eut egard a la difference des interresses (russes et africains).